Deux phrases qui changèrent tout chap 3

Claude du haut de l’escalier :
— Bérénice, c’est toi ? Attend je descends, je prends de quoi éclairer.
Je regardais mieux le mur qui théoriquement correspondait au local. La façade avait deux ouvertures, une vieille en bois vermoulu et une autre condamnée par des moellons, seul, un vasistas au-dessus devait laisser passer la lumière.
D’un coup d’épaule Claude fit sauter le gond, nous nous retrouvions dans une cave en terre battue d’une bonne surface, sombre, le sol jonché de casiers à bouteilles et autres détritus. Du haut de la porte condamnée un rai de soleil en oblique poudroyait l’atmosphère se heurtant à terre sur une planche de bois ressemblant à une trappe. Mon imaginaire s’empara du lieu et le transforma en arrière salle de mon futur établissement, le plafond assez bas m’inspirait une salle cosy, idéale pour le pub que j’avais l’intention de tenir. Claude ouvrit une deuxième porte en face de la première, la clarté jaillit d’une cour intérieure recouverte d’une verrière toute délabrée suintant l’humidité.
— Je vais faire un jardin au cœur de la ville ! M’écriais-je. Le Patio ! Voilà j’ai trouvé le nom.
Claude me connaissant depuis quelques années avait souri, la spontanéité et l’enthousiasme faisaient partie intégrante de ma personnalité, je l’amusais.
Il continua la visite. Dernière pièce, le bar, murs recouvert de frisette, mobilier en formica, sentant le renfermé et la vinasse. La grande vitrine donnant sur la rue était tavelée d’impacts de balles, je jetais un coup d’ œil à l’extérieur.
— Je ne comprends pas ça à l’air plutôt tranquille comme coin. Tiens ! il y a un autre bistrot en face.
— Oui c’est des nouveaux, ils ont l’air de bien se débrouiller. Le soir c’est une autre histoire, on a beau être en centre-ville, il y a une ambiance différente. Des fois j’ai un peu la trouille quand je rentre tard, on y croise de drôles de gueules.
— Je connais les nuits Lyonnaises, il n’y a pas de quoi avoir la frousse quand même?
— Non, c’est le bar qui devait les attirer. Avec toi ça va changer mais tu vas avoir du boulot pour tout retaper. Premièrement, il faut voir avec le propriétaire des murs pour savoir combien il veut vendre son gourbi.
— Donne-moi son téléphone, je vais négocier avec lui, tu me connais ! Je vais me le mettre dans la poche le papy !
— Fais attention, ne soit pas trop ouf…. avec lui. C’est un vieux, bien classique, il est méfiant après tous les ennuis qu’il a eût avec les zigotos d’avant.
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Sur ce, je quittais Claude et retournais bosser, je travaillais à deux pas de là. Le long du parcours, mon imagination échafaudait des plans pour mon nouveau commerce. Enfin, le ciel me redonnait une chance et j’avais bien l’intention de la saisir.
 Pour moi c’était sûr ! Mon fabuleux destin était à nouveau en marche !
Arrivée au bureau, je ne pouvais cacher ma joie et me mit à raconter avec moult précisions, l’opportunité que j’avais d’être tombée sur une occase pareille. Mes collègues de travail écoutèrent mes propos exaltés, certaines avec envie, d’autres plus indifférentes.
L’une d’elle, très attentive me prit à part pour me parler, je l’aimais bien, elle avait 10 ans de plus que moi. Dans l’équipe elle était la plus âgée, bien posée dans sa tête, elle travaillait par plaisir contrairement aux autres qui galéraient ayant accepté ce job par défaut.
– Tu sais Bérénice, j’ai envie moi aussi de prendre une petite affaire. On pourrait peut-être s’associer. Mon mari a une bonne situation et nous avons de l’argent de côté. On s’entend plutôt bien toute les deux ?
— Bien oui, pourquoi pas ! je vais y réfléchir.
Il est vrai que perdu dans mon rêve d’accomplissement je n’avais pas encore envisagé la faisabilité financière du projet. L’argent n’était pas vraiment mon problème, j’avais mes parts de l’épicerie et mes parents étaient de très bonne caution, alors :
 Si c’est mon destin, je trouverais bien les moyens de moyenner !
J’avais une forte propension à croire que lorsque l’on désirait quelque chose, il suffisait de faire les premiers pas pour que les éléments par magie se mettent en place pour réaliser son dessin.
Sous les traits d’Isabelle, le croquis prenait forme, elle ajoutait un critère de garanties supplémentaire à mon projet et ma décision fut rapide. Sans trop réfléchir j’avais accepté sa proposition, j’étais spontanée et impulsive et cela n’était pas le moindre de mes défauts certainement dû à mon ascendant bélier !

Nous avions discuté toute l’après-midi de notre future collaboration. J’avais en face de moi une personne qui écoutait et approuvait toutes mes suggestions.
 La partenaire idéale en somme !
J’emmenais Isabelle le soir même visité le quartier, expliquant l’état de délabrement du local, son historique, du moins ce que j’en savais. Pour les travaux, je comptais sur mon mari et ses collègues artisans, cela ne me faisait pas peur. Il faut dire, que quand je voulais atteindre un but, ma force de persuasion se mettait en action et rien ne pouvait arrêter ma machine à projection. Mon imaginaire prenait le dessus, comme un tableau je peignais les contours d’un avenir radieux qu’aucun nuage ne pourrait assombrir. Je balayais d’un coup de pinceau tous les :

 Mais si ? Appuyait d’un trait d’humour, sous forme de boutade toute allusion désagréable à mon oreille. Rien ne pouvait m’arrêter !

 
Adossée à la porte d’entrée du couloir en traboule donnant sur la cour, une femme blonde platine toute vêtue de cuir noire et dentelle figée telle une vigie scrutait la rue.
Isabelle et moi nous approchions d’un pas assuré en bavardant, nous nous sentîmes détaillées de pieds en cap, puis un sourire éclaira le visage fardé.
— Ah ! mais, c’est vous que j’ai vu ce midi avec Claude, vous êtes intéressée par le bar ? J’habite aussi dans l’allée on est peut-être de futures voisines ?

Bella avait la soixantaine bien sonnée, un accent du soleil donnait à sa voie gaieté et chaleur, un gros crucifix noir pendait à son cou coincé entre ses seins mis en avant par un corset boudinant son corps bien usé.
— Il faut voir ! répondis-je. Vous avez une idée du prix ?
— Je ne suis pas dans les petits papiers du propriétaire. Répondit Bella avec une moue désabusée.
— On verra bien, si cela doit se faire comme dit le proverbe …….
— Moi je suis croyante, on ne décide de rien. Me répondit-elle en serrant dans sa main son pendentif
Je n’insistai pas, par instinct je savais qu’il ne fallait pas être trop insistante j’ entraînais Isabelle dans la rue d’à côté ou se trouvait la vitrine du bar. Juste en face le petit troquet était encore ouvert, nous nous installâmes en terrasse. Le quartier était animé en cette fin de journée printanière
La patronne, blonde décolorée maquillée comme une poupée nous servit et avec un sourire malicieux tournant sa tête de l’autre côté de la rue.
— Vous êtes intéressée ?
 Décidément, la visite du midi n’était pas passé inaperçue. C’est pire qu’au village, moi qui en avais ras le bol des cancans, ça promet !

Josiane expliqua qu’elle et son mari s’étaient installés 6 mois auparavant, le business marchait bien et les filles étaient sympas. Sous le porche attenant, deux prostituées figées comme des gargouilles montant la garde regardaient dans notre direction.
Isabelle était bien moins à son affaire, elle se tenait en recul, écoutait en épiant les va et vient, tout bas, lèvres pincées elle lâcha :
— T’as vu ? Il y a plein de putes ! J’en ai vu une, suivi d’un client rentré dans le couloir, là, juste en face à côté du bar.
J’éclatais de rire devant son air de vierge effarouchée.
— Tu sais, on est en plein cœur de Lyon, ici c’est le quartier chaud ! on ne peut pas trier la clientèle, un emplacement comme cela on n’en trouvera pas deux. C’est à prendre ou à laisser !
Pour rien au monde, à ce moment précis je n’aurais pu autoriser quiconque à casser mon rêve. Tout y était, l’atmosphère doux, les passants, et la vue au bout de la rue, juchée sur la colline, telle une bénédiction, toute de blanc vêtue se dressait la cathédrale de Fourvière nimbée de l’or du soleil couchant.
Rien ne me dérangeait, les prostituées ne présentaient aucun souci à mon envie, au contraire, depuis mon enfance, un fil conducteur menait mon existence. Je me croyais libre de mes choix et décisions mais irrémédiablement le passé resurgissait toujours au coin de ma vie.
Mes dix premières années se sont déroulées dans un clan familial tranquille, paisible plein de joie et de simplicité. À une exception près, la seule ombre au tableau, un nuage gris flottait au-dessus de ma tête certain jours de colère de ma grand-mère paternelle.
Nous étions une ribambelle d’enfants, j’avais un an de plus que mes cousines jumelles, l’une étais timide, l’autre « va-t’en guerre », très proches, nous formions un trio inséparable, soudées comme des sœurs. Pleine de vie, nous n’étions pas à la ramasse pour les bêtises et espiègleries qui faisaient râler les plus grands chargés de notre surveillance et rire nos parents.
Ce n’était pas souvent moi qui en étais l’instigatrice mais je suivais comme un bon petit soldat. Souvent dans notre insouciance nous dépassions les bornes, notre terrain de jeux étant le lieu de labeur des adultes automatiquement une seule était désignée par la voix courroucée  de ma grand-mère. Vous avez devinez qui ?
— Oh ! C’est encore toi ? Tu as le diable dans le cul ! Ce n’est pas possible !

La mémé, comme tout le monde l’appelait, était une femme taciturne, pas méchante plutôt triste, sa vie avait été rude. Elle était la seule héritière de cette grande ferme, deux sœurs, plus jeunes qu’elles, étaient décéder pendant la première guerre. Tous les hommes partis aux combats, elles durent prendre la relève de l’exploitation, menant aux aurores les bêtes aux champs, retournant la terre, récoltant les fruits de leurs semences. A tel point que les villageois les avaient surnommé « les filles à la brouette », elles s’étaient épuisées à la tâche et étaient mortes de leucémie la même année. La mémé d’une santé plus fragile avait été épargnée de ce dur labeur, elle était tombée en dépression à la perte de ses sœurs. Lorsque la guerre fut finie, les hommes avaient repris leurs places et sa famille avait arrangé son mariage avec un des commis travaillant à la ferme. Elle était bien tombé, Jean son mari était un beau gars, gentil et travailleur, il avait modernisé l’exploitation et fait fructifier le patrimoine. Depuis son enfance il avait vécu au village, son père avait trouvé une place de métayer dans un château, après l’incendie de sa ferme en Savoie. Jean y avait perdu 3 frères et soeur, qui de mieux pour comprendre cette femme aigrie par la vie.
J’avais beau essayé de me justifier, rien n’y faisait, un grand sentiment d’injustice m’envahissait et résigner je me taisais devant ses colères que je ne comprenais pas. Mes parents forts occupés par le travail ne s’en rendaient pas compte. J’avais quelque kilos superflus, mes chers frères m’appelaient le mammouth, je pensais que ma différence physique était la raison de ce courroux et que mémé préférait les jumelles parce qu’elles étaient plus jolies.
Alors, afin d’obtenir quelques compliments qui réchauffaient mon cœur d’enfant blessée, je proposais mes services, consolais lorsque l’un ou l’autre avait du chagrin, cherchant éperdument de la reconnaissance.
Ce qui faire dire, aujourd’hui encore dans ma famille
 Bérénice est originale, mais comme elle est gentille ! Gentille ! Mon œil ! Pas plus que les autres, par essence pour grandir un enfant à besoin de se confronter aux autres je ne vois dans cette fabuleuse qualité que le renoncement face à la souffrance. L’abdication de sa personnalité face à l’incompréhension et le mal être non exprimé. Non, je ne suis pas plus gentille que les autres!

A l’aube de mes 11 ans, par une fin de matinée d’été, après une engueulade encore plus forte de la mémé, je m’étais isolée pour pleurer. Je m’étais réfugiée sur le petit banc de pierre, juste en dessous de la fenêtre de la cuisine de mes grands-parents, elle était ouverte, la voix de mon grand-père heurta mes oreilles, le ton était dur :
— Mais qu’est-ce que tu as avec cette gamine ? T’es toujours après lui hurler dessus.
— Je te dis qu’elle est mauvaise. Elle est aussi mauvaise et menteuse qu’ELLE !
 A n’en pas douté, c’était de moi dont il s’agissait, mais, et la mauvaise, c’était qui ?

J’avais eu un sentiment d’irréalité, le soleil pointait au zénith au-dessus de ma tête j’avais très chaud, les montant s’était refermé dans un claquement.
Premier coup de semonce, j’avais sursauté, pris la poudre d’escampette et étais rentré vite à la maison pour le repas. Ce jour-là, moi qui avais un bon coup de fourchette je n’avais pas touché à mon assiette. Maman me voyant pas bien, avait cru à une petite insolation et me laissa seule pour la première fois en me disant de dormir un peu. Toute l’après-midi j’avais fait défiler les images féminines de mon entourage.
 Mais à qui pouvais-je bien ressembler ?
Je me sentais coupable d’avoir écouté une conversation sans en avoir l’autorisation, oui ce n’était pas bien, peut être que ma grand-mère avait raison. J’avais décidé de me taire, souvent mes parents me disaient que je parlais trop. Parfois en répétant des choses de travers je les avais mis dans l’embarras, sur mon carnet à l’école la maîtresse signalait.
 Bérénice a des facilitées mais bavardes trop avec ses camarades, ce qui perturbe la classe et empêche de travailler ceux qui en ont plus besoin.
Le temps s’était écoulé, j’étais entré dans l’adolescence précocement mon corps changeait, j’y faisais très attention. Les régimes commençaient leurs tyrannies, le statut des filles dans les années 70 avait complètement évolué, des magazines nouveaux traitaient de leurs préoccupations.
 Fini, les histoires à l’eau de rose ou les travaux d’aiguille, bonjour les stars et la liberté sexuelle !
J’étais devenue vite une jeune fille un peu ronde mais gracieuse, blondinette aux yeux bleus, le regard des hommes changeait à mon égard. Je m’étais inscrite au judo, il y avait plein de garçons, avec mes cousines on s’éclatait bien. Mon père, avait remonté le club de ping-pong, il avait été classé dans sa jeunesse, moi, ne voulant pas resté sur le carreau par rapport à mes frères qui étaient excellents, je m’y jetais corps perdu, l’équipe féminine était réduite. Au bout d’un an un nouvel entraîneur nous avait pris en main, grand, gros la quarantaine, il me dérangeait voir même me dégouttait, quelque chose de malsain se dégageait de lui. Son regard lubrique sur mes formes avantageuses au lieu de me satisfaire me donnait la gerbe et j’arrêtais vite cette activité. Papa ne comprenait pas il s’était fait ami avec ce type inspecteur de police, donc forcément bien, et trouvait que j’étais un peu compliqué.
Par contre une belle complicité s’était installée avec maman, plus moderne et plus ouverte que le restant du clan, on discutait comme des amies, elle me prêtait de l’attention. L’école privée pour ses enfants, même si les moyens étaient difficiles avait été son choix, elle avait reçu une bonne éducation et malgré les sacrifices du au coût, elle tenait à nous donner toutes les chances de réussir.

Je m’étais retrouvée dans une école catholique de bonnes sœurs, fréquentée par les filles à papa de la bourgeoisie Lyonnaise. Dans ce nouveau cadre je m’étais lâchée et menait de main de maître, tout un petit groupe de filles de ma condition en guéguerre permanente contre l’argent facile. Elles passaient leurs vacances d’hiver à « MEUUUGEVE », l’été à la mer, tandis que moi je faisais du mieux possible pour soulager maman. Elle était submergée entre le travail des champs, la tenue de la maison et les enfants. Je ne connaissais pas les vacances en famille et savais le courage qu’il fallait pour vivre tout simplement, mes parents donnaient l’exemple. A la sueur de leurs fronts ils s’épuisaient afin que toute leur maisonnée ait ce qu’il faut, on ne manquait de rien. Cette différence de caste m’avait forgé un caractère de rebelle. Je défendais par le verbe que je maniais avec aisance et quelque coup d’éclats les opprimées de l’école que l’on remarquait bien à leurs vêtements non signés.
Lors des réunions de parent d’élève les professeurs disaient :
  Bérénice est très intéressante, mais, en dehors des cours !
Ils avaient du mal à supporter mes interjections exprimant mes colères aussi bien que mes élans lyriques, dès qu’un sujet effleurait ma sensibilité exacerbée. Mes résultats étaient plutôt positifs, mes parents en avaient pris leur partie et acceptaient mon tempérament en dehors des clous, à la maison j’aidais et mon caractère les amusaient.

Mon deuxième coup de semonce arriva par l’intermédiaire de la mère de Joëlle une amie et camarade, je me trouvais chez elle un après-midi pour préparer un exposé au moment du goûter sa mère m’interpella :
— C’est dingue Bérénice, je te regardais l’autre jour descendre la rue, tu ressembles de plus en plus à ta tante.
— AH bon ! Je ne vois pas bien en quoi je ressemble à tatie !
Je parlais de ma marraine, la femme du frère de mon père, elle était bien plus grande que moi, aussi brune que j’étais blonde comme elle était un peu ronde je me sentis un peu vexée moi qui me battais en permanence contre les kilos.
— Mais non je ne parle pas de la mère des jumelles. Je parle de la sœur de ton père.
— Mon père n’a pas de sœur, vous vous trompez, je le saurai quand même !
— Cela fait longtemps que l’on ne l’a pas vu, il est vrai qu’elle en a fait baver à tes grands parents !
Je restais interloquée. Deux ans s’était écoulés depuis la mystérieuse conversation, je l’avais presque oubliée j’allais de moins en moins à la ferme et voyais peu ma grand-mère.
 Et là, d’un coup tout se remit en place. Mémé avait une fille et je lui ressemblais !
Personne n’en avait jamais parlé, aucun des petits enfants n’étaient au courant, j’en étais certaine, les jumelles me l’auraient dit, si elles en avaient eu vent. Mais que cachait-on derrière ce silence ? Peut-être qu’elle était morte ! Pensait-je en premier, ça expliquerai la tristesse du visage de mémé, fripé, creusé comme un vieux parchemin.
 Peut-être que, comme je lui ressemblais, cela la faisait souffrir! !
En premier lieu, j’eus l’impression de faire la paix avec moi-même, je n’étais pas détesté par mémé à cause de moi, mais d’une autre, cela changeait la donne. Je n’étais plus scindée en deux, la gentille et la mauvaise, je ne pouvais même pas lui en vouloir je la comprenais mieux. Elle devait tellement souffrir la pauvre et si personne n’en parlait c’est qu’il devait y avoir une raison je décidais donc de respecter le silence.

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